Un adolescent saute avec les EVVO, raquettes de neige made in France

EVVO est une raquette de neige d’un nouveau genre, conçue et fabriquée en France. Tout-terrain, légère et confortable, EVVO réussit à plaire autant aux baroudeurs de l’extrême qu’aux familles et aux adolescents.

Avertissement : que les amoureux de la raquette de neige classique s’apprêtent à préférer les EVVO 😉

EVVO : la raquette de neige made in france qui ouvre le champ des possibles

EVVO est né du croisement d’un passionné de sport en pleine nature, Olivier Reboullet, d’une entreprise spécialisée dans les moules et l’injection plastique et du vœu de créer un équipement comparable à la raquette de neige en beaucoup plus confortable.

Une raquette de neige nouvelle génération fabriquée en France

L’entreprise Martin Plastiques Innovation (MPI) implantée à Bourg-Argental, dans le massif du Pilat s’est associée avec Olivier Reboullet . Ensemble, ils ont fédéré au moins cinq partenaires français et régionaux : Michelin, Matryx, Ugigrip, VVF, Porcher sport.

De cette collaboration, mêlant passion et savoir-faire, et de beaucoup de tests (voir l’interview d’Olivier Reboullet ci-dessous) est née la « snowshoe » EVVO.

Randonneurs qui courent avec des EVVO raquette de neige made in France
Avec les EVVO courir dans la neige est plus facile que jamais

De la conception à la fabrication, tout est fait en France. EVVO est donc une innovation et un produit made in France.

Mais EVVO est-il toujours une raquette de neige ?

Concernant EVVO on hésite à parler encore de raquette de neige, ou peut-être de chaussure de neige ?…

Le produit est atypique. S’il tient toutes ses promesses et trouve son public, il pourrait bien changer les standards de la raquette de neige ; un peu comme les skis paraboliques ont poussés vers la sortie les anciens skis alpins dans le courant des années 1990.

Les spécificités les plus frappantes des EVVO :

  • Une semelle « grip tout-terrain », ergonomique, souple et légère
  • Un chausson qui tient au chaud
  • Un confort acoustique de marche pour une meilleure immersion en montagne
  • Un système de fixation intuitif et sans effort
 

Pour son design, EVVO a reçu l’étoile Observeur du design 2019.

EVVO s’adresse aux familles autant qu’aux baroudeurs

En comparaison des raquettes de neige classiques, le design des EVVO veut diversifier les usages, apporter du confort et une touche de ludique.

Tout en pouvant les enfiler ou les ôter facilement, lorsqu’on les a aux pieds, on doit pouvoir passer partout, en courant ou sautant si on le souhaite, sans avoir froid, ni douleur ou sensation d’inconfort.

Le pari est de plaire aux baroudeurs, parce que plus tout-terrain, mais également aux familles et aux adolescents, parce que plus confortable, libre et ludique.

Adolescent qui saute avec des EVVO raquette de neige made in France
Un adolescent en plein bond avec les EVVO aux pieds

Il existe aussi un modèle enfant (qui est fabriqué au Portugal pour le moment, suite à une étude sur son cycle de vie, il est injecté avec 60% de matières recyclées et 100% recyclable).

L’interview d’Olivier Reboullet, concepteur et co-fondateur de EVVO

Olivier Reboullet (OR) est depuis toujours un passionné de sports outdoor été comme hiver. Il est le concepteur des EVVO et nous présente les spécificités de ces raquettes de neige made in France

JEF : Le nom EVVO vient d’un jeu avec le mot rEVVOlution. Ça met la barre haut. Est-ce que tu peux le justifier ?

OR : Dans l’usage EVVO est plus proche du comportement d’une chaussure que de celui d’une raquette. Au bout de 15 minutes on ne sent plus du tout le produit au pied et on fait ce qu’on a envie de faire. On n’est plus limité par l’équipement. EVVO est plus ludique et lève des freins dans certaines disciplines. Par exemple, dans le cas du parapente, avec Evvo on peut se lancer depuis une pente enneigée et atterrir sur l’herbe. C’est quelque chose qui est compliqué à faire avec une raquette de neige standard. Donc c’est une rEVVOlution [sourire]. EVVO est la combinaison du mot Evolution et du mot patois Forezien « AVVO » qui signifie : vient arrive avec moi… Toute une histoire !!

JEF : Comment on conçoit une raquette de neige améliorée ?

OR : Beaucoup d’usagers de raquettes remontaient que ce n’était pas simple à utiliser, qu’ils avaient des douleurs articulaires. Ça a été l’un des fils rouges du développement. Le tout premier proto c’était un carré de mousse lié à trois chambres à air et fixé aux pieds… Ensuite, pendant 6 mois on est allé quasiment tous les jours sur le terrain, sur les pentes du Pilat, tester à peu près une vingtaine d’autres prototypes. Cette année il y a eu beaucoup de neige. Ça a permis d’analyser les usages et les besoins. On a aussi fait des vérifications avec des podologues. Au bout de 6 mois, en février 2018, on a présenté le concept à des utilisateurs et ils l’ont tous adoré pour son côté ergonomique, liberté de mouvement, mais aussi thermique. Se protéger du froid c’est un point positif et très agréable.

JEF : En quoi EVVO protège du froid, peut-être mieux qu’une raquette classique ?

OR : Le chausson maintient le pied au chaud. Le tissu sur le dessus, fait par Matryx, a un rôle de maintien et fixation mais aussi d’évacuation de la neige pour garder le pied au sec. À cela s’ajoute un complexe mousse et caoutchouc qui sur-isole les chaussures. On a fait des essais en laboratoire à Saint Etienne et on a constaté des différences significatives de température entre une chaussure posée sur la glace et la même chaussure posée dans l’équipement EVVO. Au bout de 15 minutes il y avait 7°C de différence. On l’a également expérimenté en extérieur avec des spécialistes de la montagne. Ce n’est pas la première fonction à laquelle on pense quand on fait de la raquette, mais c’est toujours agréable de garder les pieds au chaud.

JEF : Et la semelle EVVO qu’a-t-elle de si particulier ?

OR : En France, l’activité raquette est avant tout un loisir. Pour que ça le reste, il faut éviter qu’après sa sortie on soit plein de douleurs partout. C’est pourquoi on a choisi des matériaux plus souples. Dans l’imaginaire, EVVO c’est une grosse chaussure avec une semelle souple qui ne perturbe pas la gestuelle – chose vérifiée avec des podologues et sur le terrain avec des retours consommateurs – et adaptée à toutes les pratiques sur la neige. Du coup, il est très agréable de se déplacer avec. L’objectif de facilité de déplacement et de profil marche est complètement atteint.

JEF : Tu insistes aussi sur le fait que la semelle souple permet des usages plus ludiques. Tu peux préciser ?

OR : Tout à fait, EVVO ajoute une fonction ludique au produit. On l’oublie très vite et on se comporte avec comme si on était en chaussure. Du coup, si on a envie de courir dans la neige ou de faire des sauts c’est possible. Les premières années, en discutant avec les testeurs, ils nous ont cité pas mal d’activités qu’ils ne pouvaient pas faire avant ou qu’ils faisaient de façon restreinte, notamment avec des ados ou des enfants. Avec la semelle en caoutchouc, il y a moins de risque de se blesser et c’est vrai que pour les ados c’est bien. Personnellement j’ai 2 ados et ils prennent plaisir à sortir avec les EVVO. C’est plus facile de faire une activité en famille.

JEF : Pourquoi produire en France plutôt qu’ailleurs ?

OR : Avec MPI, on avait déjà une petite production locale. On a recherché d’autres acteurs locaux. Et, c’est l’une des surprises de ce développement, à proximité, dans un rayon à deux heures de chez nous, il y avait beaucoup de compétences et de savoir-faire. Il n’y avait donc aucune raison d’aller plus loin. On s’est associé avec Michelin pour la semelle, Matryx pour le tissu, Ugigrip, l’un des 5 fabricants mondiales de clous, etc. Dans les prochaines années, on va mettre en place un processus pour récupérer nos propres produits en fin de vie, récupérer la matière et les réinjecter dans de la matière vierge pour faire de nouvelles EVVO.

JEF : Merci pour toutes ces précisions. Dernière question traditionnelle des interviews de JEF, as-tu un message à adresser aux sportifs qui nous lisent ?

OR : Oui. On peut faire du sport et avoir une action positive par le choix de son matériel.  Si j’ai le choix entre un produit français et un produit chinois, peut-être faut-il m’interroger. Non pas que les Chinois ne doivent pas travailler, mais il faut qu’il y ait du sens derrière. Achetez en accord avec vos valeurs les produits qui vous font plaisir et dont vous avez l’utilité.

L’avis d’un photographe de la nature sur les EVVO

Nous avons pu chausser les EVVO sur le salon du made in France de Paris 2021, ce fût l’occasion d’un premier aperçu très positif, mais la moquette du salon n’offrait pas vraiment les conditions idéales à un vrai test…

Heureusement, on a recueilli le témoignage d’un vrai baroudeur, connaisseur des raquettes de neige et converti aux EVVO depuis qu’il les a testés.

Georges Magand avec les EVVO
Georges Magand dans des conditions extrêmes, les EVVO aux pieds

Présentation d’un "trappeur"

Photographe et passionné de nature depuis toujours, Georges Magand crapahute en montagne par tous les temps, tel un véritable trappeur (c’est ainsi qu’il se présente).

Georges Magand a remplacé ses anciennes raquettes de neige par des EVVO. 

Georges a attrapé tôt le virus de la nature et du sport. Gamin, dans les années 60, il modifiait lui-même des vélos en VTT pour aller en forêt. Il a ensuite été compétiteur en VTT, aux débuts de ce sport (jusqu’à une 3ème place en championnat de France, catégorie « plus de 35 ans »). Et il a concouru également à haut niveau en ski de fond, avant de devenir moniteur de ski de fond sur Chamrousse.

En tant que photographe de la nature, il crapahute été comme hiver, parfois dans des conditions extrêmes (pente, froid, enneigement, visibilité…). Il capture les plus belles vues, en cherchant à passer partout et surtout hors des pistes et des sentiers battus, avec un véritable esprit de trappeur.

Georges Magand a publié un recueil de photographies autour du Massif Pilat.

« Les EVVO sont tellement légères qu’on les oublie »

Georges Magand était donc habitué à partir en pleine nature, avec skis de fond aux pieds et raquettes sur le dos, pour alterner selon les passages, jusqu’à ce qu’il découvre les EVVO il y a environ 3 ans.

Son premier commentaire sur EVVO : « C’est le top ! »

« Un jour, nous dit-il, après quatre heures de marche avec mes EVVO, je suis retourné à ma voiture, j’ai quitté mon anorak, rangé mon sac et mon matériel de photo dans le coffre… et je me suis surpris à me retrouver prêt à démarrer avec les EVVO aux pieds ! Elles sont tellement légères qu’on les oublie. »

Georges témoigne de la liberté de mouvement qu’il a gagné avec les EVVO en comparaison des raquettes de neige classiques.

« En hiver, dans les forêts de hêtre ou de sapin, ou par-dessus les chirats recouverts de neige [coulées de bloc de roche], les skis s’abîment et les raquettes classiques peuvent casser. Avec les EVVO je passe facilement. Je peux monter sur les troncs d’arbre. La semelle souple ne casse pas. »

Et les EVVO paraissent également plus pratiques que les raquettes dans la poudreuse.

« Avec EVVO, on peut courir même dans 60 ou 70 cm de poudreuse. La pointe d’EVVO s’enfourne dans la neige mais ressort facilement, la queue est souple et n’emporte pas de neige au moment où elle remonte… Elles sont confortables et stables. Au contraire des raquettes classiques, on n’a pas besoin d’écarter les pieds lorsqu’on les porte. Il n’y a pas non plus de position à modifier pour monter ou descendre la pente. En fait, grâce à leur forme et à leur légèreté, les EVVO laissent une totale liberté de positionnement des pieds, on ne sent pas qu’on les porte. »

Georges Magand avec les EVVO
Georges Magand, photographe, évolue dans la neige avec les EVVO

Les EVVO sont aussi très utiles à Georges Magand lorsqu’il photographie la vie sauvage au bord des étangs. Elles lui évitent de s’enfoncer dans la boue des marais.

Elles se lavent ensuite facilement. Leur semelle « pneu neige » développée par Michelin n’emmagasine pas trop la boue.

Enfin, si l’on doit rejoindre une route, on peut garder les EVVO aux pieds et marcher très confortablement sur le goudron avec.

Et, même si les chaussures de marche restent l’idéal, les EVVO peuvent être portées avec n’importe quelles chaussures aux pieds. 

Abonne-toi à la newsletter et reçois les résultats de l'enquête "Les sportifs et l'équipement Made In France."

Suis-nous sur