Skis made in France Marcel Livet

Marcel Livet est une marque de skis de fabrication française haut de gamme. Créée par l’arrière-petit-fils de l’alpiniste et skieur Marcel Livet, elle allie élégance vintage et performance.

Marcel Livet : des skis en bois made in France porteurs d’un héritage

Le ski est un super sport mais, pour aller au-delà du plaisir ou de la compétition, comment peut-on lui ajouter un peu de sens ou de valeurs ? Marcel Livet est peut-être la marque de ski qui « (ré)enchante » les descentes. Explication :

Les skis Marcel Livet concentrent histoire et passion

Dans les années 1930 à 1950, Marcel Livet a été un précurseur et promoteur actif du ski alpin et de l’alpinisme en France.

Lorsque Victor Edouard, son arrière-petit-fils, a voulu créer sa marque de ski, il lui a naturellement donné le nom de son aïeul pour lui rendre hommage.

Et comme c’est la passion du ski qui l’a poussé dans cette entreprise, Victor a voulu faire les choses bien.

Ce qui faisait sens, pour lui, c’était de créer :

  • des skis qui rappellent l’époque de son arrière-grand-père et des grandes expéditions aventureuses qui étaient alors menées,
  • des skis qui offrent le meilleur de ce qui se fait techniquement de nos jours,
  • et des skis qu’on ait plaisir à regarder et à chausser pour leur apparence.

Des skis en bois fabriqués en France grâce à un savoir-faire d’exception

Tous les skis Marcel Livet sont fait-main, en petite série, dans des ateliers français tenus par des artisans spécialisés et passionnés de glisse. Une dizaine d’heures de travail sont nécessaires pour réaliser une paire de ski Marcel Livet.

Le noyau des skis Marcel Livet est fait en bois. En comparaison de ce que donne le polyuréthane, le bois confère une certaine légèreté au ski, il absorbe aussi certaines micro-vibration, ce qui confère un confort et des sensations de glisse parfois plus « rondes », plus « fluides », appréciées par les skieurs confirmés.

Différentes essences de bois peuvent être utilisées ou associées en fonction des propriétés du ski recherchées. Le bois étant un matériau complexe issu du vivant, chaque pièce est unique et doit être travaillée comme telle pour donner tout son potentiel.

Le bois utilisé est par ailleurs toujours labellisé FSC et issu de forêts gérées de manière responsable.

Pour être actuel et au plus haut des performances qu’on peut attendre d’un ski aujourd’hui, le ski Marcel Livet reste, bien sûr, fait d’un matériau composite. Le noyau en bois est associé à différents tissus de fibres de carbone, de verre ou de kevlar.

C’est ce matériau composite qui confère au ski toute ses propriétés techniques, souplesse, élasticité, …

Skis en bois Marcel Livet
Skis Marcel Livet, modèle Gaspard © Marcel Livet

Des skis qui chantent

Le sais-tu ? Les skis en bois « chantent ». 

Au moment du dérapage sur la neige, il se produit une sorte de résonnance dans le ski, qui peut faire un bruit atypique par rapport aux skis classiques et caractéristique du noyau bois.

On dit qu’il « chante » [à expérimenter].

Un médaillon produit dans une fonderie d’art en signature

Pour parfaire leur look, Marcel Livet signe ses skis made in France d’un très beau médaillon (en bronze, bronze et émaille ou argent et émaille).

Le médaillon Marcel Livet est coulé dans une fonderie d’art française labellisée entreprise du patrimoine vivant.

Médaillon Marcel Livet
Le médaillon Marcel Livet © Marcel Livet

Marcel Livet fabrique également des moufles de ski. Tu peux consulter cet article : Les moufles de ski vintage de Marcel Livet.

L’interview de Victor Edouard, fondateur de Marcel Livet

Victor Edouard (VE) a été moniteur de ski à l’École du Ski Français (ESF) de Chatel pendant environ 8 ans et est ingénieur des arts et métiers de l’ECAM de Lyon.

Victor Edouard, fondateur de Marcel Livet
Victor Edouard, arrière-petit-fils de Marcel Livet © Marcel Livet

JEF : Peux-tu nous raconter les débuts de Marcel Livet ?

VE : J’ai découvert la fabrication des skis artisanaux il y a environ 5 ans et je me suis immédiatement passionné pour. Dans un premier temps, j’ai fabriqué moi-même cinq ou six modèles de skis en bois, dans mon garage. Ça fonctionnait plutôt bien et ça suscitait de l’intérêt autour de moi. Je me suis donc dit qu’il y avait quelque chose à faire. En plus, ça allait à contre-courant de la délocalisation massive et de l’industrialisation des dernières décennies. Je me disais que le ski aussi avait le droit de proposer de belles réalisations locales, artisanales, en faisant les choses comme il faut. C’est donc avant tout l’envie de réussir une belle fabrication artisanale avec du sens.

JEF : Tu as fait le choix de la qualité, qu’est-ce que cela implique ?

VE : En passant du temps et en sélectionnant les meilleures matières on arrive à proposer un produit qui est très qualitatif et qui est amené à durer dans le temps. Premièrement, donc, la qualité du travail réalisé, c’est-à-dire du savoir-faire et du temps passé sur les produits. Entre un ski sur lequel on passe 10h et un ski sur lequel d’autres passent 1h, le soin et les finitions ne sont évidemment pas les mêmes. Deuxième sujet, c’est la qualité des matériaux qu’on utilise. Ça commence par le bois. Le bois est l’élément principal de la construction d’un ski, et la qualité du bois qu’on utilise se retranscrit directement dans la skiabilité obtenue. Même si, bien sûr, on construit un matériau composite. On ne fait pas un ski en bois comme on en utilisait dans les années 50, Marcel Livet c’est un ski qui est moderne et actuel.

JEF : Les savoir-faire nécessaires ont-ils été difficiles à trouver ?

VE : Fabriquer les skis moi-même cela m’a permis de comprendre comment ça marchait et de valider un certain processus, mais j’étais très loin du niveau nécessaire pour la qualité et le niveau de gamme souhaité pour Marcel Livet. Heureusement, même s’il y en a de moins en moins, il y a quand même de petits ateliers en France qui ont les compétences, ce sont généralement d’anciens ingénieurs de grandes marques françaises qui ont voulu créer leur atelier. Donc, il existe un réseau d’ateliers artisanaux en France. Avec eux, on a réalisé beaucoup de prototypes et, finalement, on est arrivé à proposer une gamme de produits à maturité, avec de très belles finitions.

JEF : Il y a donc dans le petit monde du ski quelques passionnés décidés à revenir sur l’industrialisation passée et à produire des skis de qualité comme ils en ont envie ?

VE : Tout à fait. Retisser un tissu de fabrication local, artisanal, c’est un peu dans le sens de l’histoire, c’est quelque chose qui est appelé à grandir. Le made in France est un sujet dans beaucoup de discussions. On à peut-être été un peu trop loin dans le tout délocalisé ou le tout industriel. Il y a forcément une partie de la production qui va se relocaliser et une partie des consommateurs y est de plus en plus attentive. 

JEF : Peux-tu nous parler du travail du bois ?

VE : Oui. Selon les essences de bois, on va chercher différents paramètres : plus ou moins raide, plus ou moins élastique et plus ou moins léger. C’est en fonction du ski qu’on veut faire, un ski pour la randonnée plus léger, ou un ski plus puissant. Le frêne ou le bambou, par exemple, sont plutôt dans les bois les plus puissants, assez massifs, avec une très bonne élasticité et une raideur plus importante. Si on prend du peuplier, c’est un bois qui est beaucoup moins dense, qui apporte de la légèreté, mais qui amène un peu moins de performance mécaniquement, et donc souvent on le combine avec un autre bois. On peut faire des noyaux tout en frêne ou, pour gagner un peu en poids et aller chercher un compromis, des noyaux en frêne et peuplier. Dans tous les cas, le bois est couplé à des matériaux composites, des fibres qui sont tissées et liées au bois au moment du moulage. Quand il est associé à la fibre le bois devient beaucoup plus élastique et on peut vraiment le déformer sans qu’il casse. C’est la magie des matériaux composites.

JEF : Et les avantages du bois sur le plastique ?

VE : C’est délicat à comparer, parce qu’on va parler de sensations, toujours délicates à décrire. Mais ce qui est sûr c’est que les noyaux en plastique ça existe pour des raisons économiques et pas pour des raisons de performance. On ne retrouvera jamais des noyaux en plastiques en coupe du monde parce que ce n’est pas ça qui marche bien.

JEF : Pour finir, est-ce que tu aurais un message à passer aux sportifs qui nous lisent ?

VE : Aujourd’hui, la plupart des structures qui fabriquent localement son des petites structures qui n’ont pas les moyens de sponsoriser des athlètes de haut niveau. Les entreprises comme Marcel Livet s’inscrivent plus dans une démarche de passionnés, en retrait des parcours de compétition. Mais s’il y a des sportifs passionnés du haut niveau qui s’intéressent à des démarches comme la nôtre, avec une vraie volonté éthique, de la passion et l’envie de soutenir des petites marques comme la nôtre, ce serait super et évidemment nous serions ravis de jouer le jeu.

L’avis de Thibaut Vaillant, directeur technique de l’ESF de Belle Plagne, sur Marcel Livet

Thibaut Vaillant est Directeur technique de l’Ecole du Ski Français de Belle Plagne, responsable de 115 moniteurs. 

Depuis environ 5 ans, il est attentif à la provenance des produits qu’il consomme et achète un peu de made in France, pour soutenir de petites entreprises qui entretiennent le savoir-faire français.

Thibaut Vaillant, Directeur technique ESF
Thibaut Vaillant, Directeur technique de l'ESF de Belle Plagne, donnant une leçon

Dans le cas de Marcel Livet : « Ce qui me plait, c’est que c’est un ski authentique, en bois, et mine de rien fabriqué en France… en comparaison de ce qui se fait ailleurs à la chaîne… c’est important de soutenir ça pour moi. »

Comme tout skieur passionné, Thibaut possède plusieurs paires de ski, mais, depuis 2 ans, il skie « à 90% avec les skis Marcel Livet – le modèle Gaspard. Ce sont les skis avec lesquels je sors tous les jours sur le terrain, que je porte quand je donne des cours. »

Ce que Thibaut a remarqué lorsqu’il a pris en main des skis Marcel Livet pour la première fois, c’est leur poids « ultra-léger en comparaison des skis en polyuréthane ». 

Un sérieux avantage car, « quand on skie tous les jours avec des skis, à la fin d’une journée de 7 heures, le poids, ça se ressent physiquement… »

Et Thibaut conclue : « Le ski en bois Marcel Livet est un ski léger et souple, mais qui reste exigeant. C’est-à-dire que sur neige dure c’est un ski qui reste accrocheur, ce n’est pas un ski décroche. On sent qu’on a un ski sous le pied qui a du répondant. C’est quelque chose que les skieurs confirmés apprécient. » 

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